Jeanne Benameur

Rencontre avec Jeanne Benameur

5 décembre 2013

Théâtre Athénor — rue des Halles — Saint-Nazaire

Ren­contre avec Jeanne Bena­meur pré­sen­tant ses deux der­niers romans Pro­fanes aux édi­tions Actes Sud, 2013 et Pas assez pour une femme, édi­tions Thier­ry Magnier, 2013.

 

À l’initiative du comi­té de lec­ture Auteur, lec­teurs dans la ville (L’écrit parle/​ Meet), une cen­taine de per­sonnes était pré­sente pour la ren­contre avec Jeanne Bena­meur.

Le théâtre Athé­nor avait pré­pa­ré la salle avec le soin réser­vé aux grandes scènes, petites tables et nappes rouges, décor douillet dans un espace qui prê­tait à la confi­dence, à l’échange cha­leu­reux. Et ce fut le cas !

L’auteure s’est livrée avec géné­ro­si­té, inter­ro­gée par des inter­lo­cu­trices empa­thiques, sen­sibles et pré­cises. Elle a évo­qué en détails son der­nier ouvrage Pro­fanes (Actes Sud), l’histoire d’un vieil homme qui s’entoure de quatre per­sonnes au soir de sa vie. Il a été abon­dam­ment ques­tion de ceux-ci bien sûr, mais éga­le­ment des sym­boles et des mythes qui entourent pro­fane et sacré, et de la grande leçon déli­vrée par Jeanne Bena­meur : cet huma­nisme tein­té d’optimisme que l’assistance conquise n’a pas man­qué de rele­ver.
Dans un deuxième temps, elle a évo­qué Pas assez pour faire une femme (édi­teur Thier­ry Magnier), ouvrage qui, dit-elle, a mûri pen­dant dix ans et connu quatre ver­sions. Pour la jeune fille du livre, il s’agit d’échapper au car­can fami­lial, aux freins du corps, pour s’épanouir aus­si dans la sen­sua­li­té.

Cette ren­contre a éga­le­ment été l’occasion pour Jeanne Bena­meur de dévoi­ler au public pré­sent les fon­da­tions de l’ouvrage qu’elle vient de com­men­cer et de sou­li­gner, dans ces moments fra­giles où la créa­tion s’amorce, le rôle essen­tiel des édi­teurs, leur patience et la néces­si­té de leurs encou­ra­ge­ments et de leur sou­tien.

« J’ai eu avec Jeanne Bena­meur une vraie conver­sa­tion », confiait une biblio­thé­caire à l’issue de la ren­contre. Ce qui en dit assez long sur le charme opé­ré par l’auteure de Et si la joie était là ? À n’en pas dou­ter, celle-ci était bien pré­sente, jeu­di soir, dans le cœur de l’assistance. Pour s’en per­sua­der, il suf­fi­sait d’observer la double et longue file de lec­teurs et de lec­trices qui s’allongeait afin d’acquérir un livre de Jeanne Bena­meur avant de le faire dédi­ca­cer.

Bref : un moment de grâce que le comi­té « Auteur, lec­teurs dans la ville » espère bien renou­ve­ler.